La semaine dernière
La semaine dernière a eu plusieurs défis mais en même temps plusieurs succès. On a eu l’élection primaire mardi, donc c’était une semaine un peu spécial. J’avais du mal à faire venir des bénévoles donc j’ai dû faire facilement une mille d’appels. Mardi après-midi, il m’est arrivé une chose qui m’a fait faillir tout abandonner. Il faut dire que lundi soir, après avoir fait plus que 300 appels et après avoir été seule pendant toute la journée, Ryan, mon boss, m’a fait faire encore une centaine d’appels, et j’ai quitté le bureau vers 21h30. (Bon, il y avait une dame qui est venue à la dernière minute et elle est restée un bon moment, normalement on devait partir vers 20h30, mais on était obligé de rester pour discuter avec elle). Apres ça, j’avais dit à une fille qui travaille uniquement pour un candidat de congres que je lui ferais un service en mettant des affiches devant quelques lieux qui hébergeaient les élections le lendemain. J’ai dû faire ça après le boulot, donc je suis rentrée vers 22h30.
Donc mardi il y avait un déjeuner pour collecter des fonds pour notre candidat au « country club » à cote, et en fait DeVos lui-même était là. La prix était $200 pour un déjeuner avec DeVos. La fille pour laquelle j’ai fait le service des affiches allait y être, donc elle a pu me faire entrer comme bénévole en aidant avec l’enregistrement. Je faisais ça pendant ma pause pour déjeuner, et elle m’avait dit que j’y allais déjeuner gratuitement. J’ai même vu DeVos, et il m’a dit bonjour. C’était plutôt cool.
Apres avoir terminé l’enregistrement des invitées, on attendait le repas. Deux serveuses sont venues avec des plats, et elles nous ont demandés si nous allions manger avec les invités ou en haut ou nous étions. Tout d’un coup, la dame qui tout gérait a dit aux serveuses et devant nous, « Ceux qui travaillent ne mangeront pas, sauf s’il y aura des restes et on les aura déjà payées. » Tout le monde était choqué, parce que normalement ils donnent à manger à leurs employées, mais cette fois-ci il y avait en plus 2 bénévoles, moi et une autre dame plus âgée. (Je ne suis pas employée de la campagne de DeVos, c’est autre chose, je suis plutôt employée du parti républicain de Michigan.) Je suis partie toute de suite, et comme j’avais une quinzaine de minutes pour manger, j’ai dû aller chez un resto de fast-food.
Apres, j’ai appris qu’en fait ils ont mangé juste après que je suis partie, mais ils ont dû attendre un moment. Moi, j’avais une décision à prendre, parce que je travaille beaucoup pour cette campagne, et s’ils traitent des gens qui travaillent pour eux comme ça, ben je n’ai plus très envie de les aider. Je sais que si DeVos savait que ça m’est arrivé, je suis sure qu’il serait furieux. Lui, il est vraiment sympa et il est super reconnaissant qu’il y ait des gens qui travaillent dur pour lui.
Je reviens à ma décision : Irais-je donc continuer comme ça? J’ai pu beaucoup discuter avec une collègue, et elle m’a aidée à voir qu’il y aura bientôt un fin de tout ça, et que ca vaut le coup de persévérer. Elle travaille en fait pour DeVos, et il lui arrive des choses qui sont beaucoup plus embêtantes que ce qu'il venait de m'arriver. Bon, cette expérience n’était pas la pire de ma vie, mais c’était l’idée qui était derrière : Peux-je bosser comme une folle et être traitée comme une esclave quand franchement je m’en foutais ?
Je dis « je m’en foutais » parce que la décision que j’ai prise, c’était que j’allais persévérer malgré tout, et que je n’allais pas juste faire mon boulot, mais j’allais le faire vraiment bien. Maintenant je crois fermement que notre état a besoin de DeVos pour améliorer ce qui se passe, et ça me donne une raison de travailler comme il se doit.
Pendant la fin de la semaine, j’ai bossé dur et longtemps mais avec une détermination de renouveler le lieu ou je travaille. La femme qui avait le poste avant moi n’était pas du tout bien pour ce travail, donc le centre a souffert. Par exemple, le bureau était moche et donnait l’impression que l’on était dans une prison (Ryan lui avait proposé de mettre des décorations, mais elle a refusé en disant que « c’est une entreprise ».) Donc moi, j’ai décoré les murs et j’ai ajouté des détails qui le rendent plus accueillant. On n’avait pas des événements sur l’agenda pendant la semaine (mon père m’a dit qu’elle était toujours seule quand il y allait), lorsque normalement il faudrait avoir beaucoup d’activités pour encourager les gens à venir. Donc j’ai refait l’agenda et j’ai fait des tracts pour donner aux gens quand ils entrent, et aussi j’ai envoyé plein de mails pour annoncer le nouveau programme. En gros, je me suis mise à « relooker » le centre !
Au bout de la semaine, j’étais à plat ! Ce weekend, j’étais au boulot et franchement je n’en pouvais plus : j’avais besoin de repos. Par contre, j’ai parlé avec Ryan au téléphone, et enfin il m’a dit : « tu réussis vraiment bien et je suis fier de toi, tu fais tout ce que tu peux faire, et c’est tout ce que je pourrais te demander. » Apres ça, j'étais contente, et maintenant je suis prête à faire tout ce qu’il faudrait d’éluer DeVos ! Enfin, on verra…:-)
Donc mardi il y avait un déjeuner pour collecter des fonds pour notre candidat au « country club » à cote, et en fait DeVos lui-même était là. La prix était $200 pour un déjeuner avec DeVos. La fille pour laquelle j’ai fait le service des affiches allait y être, donc elle a pu me faire entrer comme bénévole en aidant avec l’enregistrement. Je faisais ça pendant ma pause pour déjeuner, et elle m’avait dit que j’y allais déjeuner gratuitement. J’ai même vu DeVos, et il m’a dit bonjour. C’était plutôt cool.
Apres avoir terminé l’enregistrement des invitées, on attendait le repas. Deux serveuses sont venues avec des plats, et elles nous ont demandés si nous allions manger avec les invités ou en haut ou nous étions. Tout d’un coup, la dame qui tout gérait a dit aux serveuses et devant nous, « Ceux qui travaillent ne mangeront pas, sauf s’il y aura des restes et on les aura déjà payées. » Tout le monde était choqué, parce que normalement ils donnent à manger à leurs employées, mais cette fois-ci il y avait en plus 2 bénévoles, moi et une autre dame plus âgée. (Je ne suis pas employée de la campagne de DeVos, c’est autre chose, je suis plutôt employée du parti républicain de Michigan.) Je suis partie toute de suite, et comme j’avais une quinzaine de minutes pour manger, j’ai dû aller chez un resto de fast-food.
Apres, j’ai appris qu’en fait ils ont mangé juste après que je suis partie, mais ils ont dû attendre un moment. Moi, j’avais une décision à prendre, parce que je travaille beaucoup pour cette campagne, et s’ils traitent des gens qui travaillent pour eux comme ça, ben je n’ai plus très envie de les aider. Je sais que si DeVos savait que ça m’est arrivé, je suis sure qu’il serait furieux. Lui, il est vraiment sympa et il est super reconnaissant qu’il y ait des gens qui travaillent dur pour lui.
Je reviens à ma décision : Irais-je donc continuer comme ça? J’ai pu beaucoup discuter avec une collègue, et elle m’a aidée à voir qu’il y aura bientôt un fin de tout ça, et que ca vaut le coup de persévérer. Elle travaille en fait pour DeVos, et il lui arrive des choses qui sont beaucoup plus embêtantes que ce qu'il venait de m'arriver. Bon, cette expérience n’était pas la pire de ma vie, mais c’était l’idée qui était derrière : Peux-je bosser comme une folle et être traitée comme une esclave quand franchement je m’en foutais ?
Je dis « je m’en foutais » parce que la décision que j’ai prise, c’était que j’allais persévérer malgré tout, et que je n’allais pas juste faire mon boulot, mais j’allais le faire vraiment bien. Maintenant je crois fermement que notre état a besoin de DeVos pour améliorer ce qui se passe, et ça me donne une raison de travailler comme il se doit.
Pendant la fin de la semaine, j’ai bossé dur et longtemps mais avec une détermination de renouveler le lieu ou je travaille. La femme qui avait le poste avant moi n’était pas du tout bien pour ce travail, donc le centre a souffert. Par exemple, le bureau était moche et donnait l’impression que l’on était dans une prison (Ryan lui avait proposé de mettre des décorations, mais elle a refusé en disant que « c’est une entreprise ».) Donc moi, j’ai décoré les murs et j’ai ajouté des détails qui le rendent plus accueillant. On n’avait pas des événements sur l’agenda pendant la semaine (mon père m’a dit qu’elle était toujours seule quand il y allait), lorsque normalement il faudrait avoir beaucoup d’activités pour encourager les gens à venir. Donc j’ai refait l’agenda et j’ai fait des tracts pour donner aux gens quand ils entrent, et aussi j’ai envoyé plein de mails pour annoncer le nouveau programme. En gros, je me suis mise à « relooker » le centre !
Au bout de la semaine, j’étais à plat ! Ce weekend, j’étais au boulot et franchement je n’en pouvais plus : j’avais besoin de repos. Par contre, j’ai parlé avec Ryan au téléphone, et enfin il m’a dit : « tu réussis vraiment bien et je suis fier de toi, tu fais tout ce que tu peux faire, et c’est tout ce que je pourrais te demander. » Apres ça, j'étais contente, et maintenant je suis prête à faire tout ce qu’il faudrait d’éluer DeVos ! Enfin, on verra…:-)

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